Fondements ACP

Attiser la tendance actualisante qui nous anime

  • Indications

Parmi les difficultés les plus susceptibles d’être efficacement adressés par l’ACP l’on trouve :

  • Les difficultés relationnelles
  • La dépression
  • Les effondrements affectifs
  •  
  • Les troubles émotionnelles

 

  • Le Cadre Théorique

La solitude de l’homme moderne

Pour Rogers, l’homme moderne est un être qui se sent contraint d’affronter la vie au travers d’un moi divisé : d’un moi social d’une part, et d’un moi refoulant d’autre part. L’homme moderne vit au travers d’un moi refoulant car la société dans laquelle il vit ne peut entendre la foule de sentiments qui le traverse. Celui qui est trop transparent est souvent exploité, humilié et manipulé. Pour cette raison, il vit au travers d’un moi social -  une façade - mais qui reste tout de même une réalité première dans le sens où c’est au travers de celle-ci en premier lieu qu’il engage et entretient ses relations avec les autres. Ce que Rogers constate, c’est que même si en surface les hommes semblent s’être mis d’accord sur le jeu qu’il convient de jouer, à un niveau plus profond, l’homme moderne souffre énormément du fait de ne pouvoir que très rarement communiquer à quelqu’un d’autre toute l’étendue de son vécu intérieur.

La Personne est dotée d’une tendance actualisante

Pour Rogers, chaque personne possède en elle-même des ressources considérables lui permettant, moyennant un environnement suffisamment favorable, de se développer et de s’accomplir en tant que personne. Il attribue à la personne une tendance actualisante appartenant à sa nature intrinsèque. Celle-ci, dans des conditions  favorables, amène la personne à tendre vers un niveau de développement toujours plus complet et évolué.

  • Visées

Faciliter la prise de contact avec puis l’approfondissement de son vécu intérieur

Rogers part du principe que la tendance naturelle de l’homme, ainsi qu’il en est pour tout organisme vivant, est de tendre vers un niveau de développement toujours plus complexe, complet et évolué. Rogers estime que si cette tendance n’est pas manifestement apparente dans la vie d’une personne, c’est qu’elle est inhibée par un ou plusieurs facteurs externes. Il estime en outre que le facteur inhibant fondamental, est celui qui fait qu’une personne « perde » une certaine conscience de sa grande valeur propre et des ressources considérables qui sont les siennes. Le travail psychothérapeutique consistera donc à faciliter chez la personne la prise de contact avec puis l’approfondissement de son vécu intérieur, ceci afin de restaurer chez elle une conscience grandissante de toute l’étendue de ce qu’implique « être une personne ».

Créer une relation au travers de laquelle le client prend confiance en lui-même

Selon lui, le but du processus de Counseling est de créer une relation Counselor - Client au travers de laquelle le client prend de plus en plus confiance en lui-même, et de ce fait prend conscience du fait qu’il détient à sa disposition quantité de ressources dont il ignorait jusqu’alors l’existence.

C’est un processus entièrement fondé sur l’idée que la tâche 1ère du Counselor consiste à aider son client à pleinement adhérer avec ce qu’il vit, avec ce qu’il ressens, avec ce à quoi il aspire. Le but du Counselor dans ce processus est de se mettre à disposition de son client de telle manière à ce que celui-ci en arrive à ressentir qu’il n’y a pas lieu pour lui de rejeter quoique ce soit en lien avec le vécu qui est le sien. Son vévu lui appartient et « mérite » d’être honoré avant toute chose.

  • Méthodologies

Dans le cadre de la séance de Counseling, la tâche du Counselor « Centré-sur–la-Personne » consiste à accompagner son client en manifestant à son égard, dans la mesure de ce que la relation ici-maintenant lui permet d’accomplir à un moment donné, un ensemble d’attitudes dites "facilitatrices" au développement de la personne.

Les attitudes facilitatrices

Parmi les 6 conditions considérées par Rogers comme étant ‘nécessaires et suffisantes’ pour que se produise un changement thérapeutique, 3 d’entre elles relévent d’attitudes psychologiques particulièrement à même de contribuer à instaurer ce climat de facilitation qu’évoque Rogers. Celles-ci sont:

  • La Congruence

Etre congruent, c’est la capacité pour le thérapeute de faire ‘coller’ sa manière d’être avec son client, avec les sentiments qu’il éprouve réellement à son égard (plutôt que d’adopter une attitude professionnelle / diagnostiquante).

  • Le Regard positif inconditionnel

Le regard positif inconditionnel est une attitude à travers laquelle, au lieu de porter son attention sur les jugements, sentiments d’approbations ou désapprobations, de sympathie ou d’antipathie qu’il pourrait être enclin à éprouver face à son client, le Counselor s’applique à adopter une attitude d’acceptation aussi large que possible, soit une attitude qui part du principe que le client en face de lui fait du mieux qu’il peut à tout instant. Rogers part du principe que ce n’est qu’à partir du moment où la personne en face aura, de façon répétée, vécu en « profondeur » un tel degré d’acceptation que commencera à se liberer en elle la capacité d’être, chaque jour un peu plus, la personne qu’elle est réellement en son plus fort intérieur.

  • L’Empathie

L’empathie, c’est la capacité pour le Counselor d’entendre les sentiments qu’éprouve son patient en mettant ses propres sentiments en résonance avec ceux-ci. C’est un processus par lequel le thérapeute s’immerge dans le monde de son patient pour ressentir des sentiments et significations personnels semblables, comme s’il prenait la place de celui-ci, de façon à ce que, quand il lui parle, il puisse le faire sur une base d’expérience commune.

Le projet du Counselor Centré-sur-la-Personne

Au sein des praticiens de cette approche, il est de bon ton d’entendre dire « Je n’ai pas de projet pour mon client ». Si cette façon d’entrevoir les choses fait effectivement partie des valeurs auquelles cette approche cherche à adhérer, encore faut-il comprendre précisément que l’on sous-entend par cela. Cela ne sous-entend en tout cas pas que le Counselor « Centré-sur–la-Personne » n’aspire pas à ce que son client aille mieux, à ce qu’il réussisse à mener une vie satisfaisante – tout au contraire.

Ce que cela sous-entend par contre c’est que le Counselor s’attache en priorité à aider son client à adhérer à l’expérience qui est la sienne, à éprouver pleinement le vécu qui est le sien. Le Counselor « Centré-sur–la-Personne » part du principe que ce n’est qu’à partir du moment ou son client arrive à adhérer à qui il est vraiment (identité constituée par l’ensemble du vécu qui est le sien) qu’il en arrivera à percevoir de lui-même les mesures éventuels qui lui incombera de prendre pour mener sa vie davantage comme il l’entend.

Le Counselor « Centré-sur–la-Personne » ne cherche donc jamais « à faire à la place de son client ». Il ne cherche pas non plus à mettre en place des stratégies pour amener son client là où lui pourrait éventuellement estimer qu’il serait bon que ce dernier aille. Il estime que son client est la Personne la plus à même à savoir comment orienter sa vie pour le mieux comme elle l’entend, et c’est en ce sens qu’il ne souhaite pas « interférer » avec un processus inné et naturel en toute personne et qu’il considère être l’unique et seule propriété de la personne elle-même. Le rôle du Counselor consiste bien davantage à aider la personne à prendre contact avec et par de là utiliser la pleine étendue des ressources et expériences qui sont les siennes. Voilà en réalité ce en quoi consiste le projet du Counselor « Centré-sur–la-Personne ».

  • Affiliation professionnelle

J’ai suivi ma formation de base et mes formations complémentaires dans ce domaine auprès de l’Institut PCAIF (Person Centered Approach Institute – France). De surcroît, je continue à régulièrement effectuer mes supervisions auprès de ce même Institut

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